Un long silence ne signifie ni arrêt de l’activité ni abandon du projet. Venturi-Aéro poursuit ses objectifs, même si le chemin de l’entreprise se révèle parfois sinueux. Et ce long délai avant de pouvoir partager de nouvelles informations n’aura pas été vain : il a aussi permis d’aboutir à des avancées importantes.
La première d’entre elles : j’ai achevé un travail de longue haleine, commencé il y a bien longtemps. Mon étude sur un autogire sauteur équipé d’une tête Bensen est désormais terminée.
Des mois de travail ont été nécessaires. Non pas pour vérifier la faisabilité du principe — l’idée a germé dans mon esprit il y a plus de quinze ans —, mais pour l’optimiser, en renforcer la sécurité et trouver des solutions permettant d’aboutir à un appareil exploitable en ULM.
À ce jour, le dossier technique et la liasse de plans sont achevés.
J’ai également repris contact avec la CMA de Gironde afin d’étudier les possibilités offertes par le dispositif de financement « Innovation » et d’obtenir, avec l’appui de Bpifrance, une participation financière à l’usinage de ma tête de rotor ADAV.
Il ne s’agit encore que des prémices de la construction d’un démonstrateur. Tous les obstacles ne sont pas levés, mais, pas à pas, je m’efforce de faire tomber les barrières qui se dressent sur mon chemin — des obstacles que, pour l’instant, je dois affronter seul.
J’ai perdu un temps précieux à rechercher des cofondateurs réellement intéressés, prêts à m’accompagner dans cette aventure et à m’aider à surmonter les nombreuses difficultés dont je ne maîtrise pas toujours les rouages. Je n’ai jamais prétendu tout connaître de la vie d’un jeune entrepreneur.
Hélas, aucun des candidats potentiels n’a finalement accepté de me prêter main-forte, pour des raisons diverses. La principale, peut-être, est que tant que le produit n’existe pas et ne promet pas de bénéfices immédiats, peu de personnes sont prêtes à consacrer un peu de leur temps — ou de leur argent — à contribuer à sa création.
Je suis pourtant convaincu que, lorsque le bel oiseau que j’aurai créé décollera à la verticale et s’élèvera dans les airs avec grâce, les opportunistes se manifesteront comme par magie !
Mais venons-en à ce que cette nouvelle étape peut concrètement apporter aux passionnés de gyroplanes.
Pour dimensionner les pièces qui composent ma tête ADAV, j’ai dû concevoir un logiciel d’aide au calcul en résistance des matériaux (RDM), ainsi que plusieurs outils complémentaires. Mes connaissances en RDM remontaient à loin, et ce n’était pas un domaine dans lequel j’excellais. Plutôt que de risquer de commettre des erreurs, j’avais besoin d’un outil fiable, capable de produire des résultats solides.
J’ai donc créé ma propre application informatique, afin qu’elle m’accompagne dans le dimensionnement des pièces de la tête ADAV. Bien entendu, je reste responsable des résultats obtenus et je suis conscient qu’il est nécessaire de faire confirmer les calculs par une source indépendante.
Ne trouvant pas l’aide humaine que je recherchais, je me suis tourné vers différentes intelligences artificielles. Le travail accompli me rend aujourd’hui confiant et serein.
Cette application, conçue pour être à la fois simple d’utilisation et performante, est déjà — ou sera très prochainement — proposée dans ma boutique en ligne. Vous y découvrirez un large éventail de possibilités, bien au-delà de la seule résistance des matériaux, ainsi qu’une riche bibliothèque de matériaux et de formes pour vos études. Elle sera également disponible en plusieurs langues : français, anglais et espagnol.
Parmi ses fonctions, je citerai notamment l’étude de la corrosion galvanique résultant de l’association de matériaux de natures différentes, l’analyse des traitements de surface et l’étude détaillée des éléments d’assemblage selon leur nature.
Cette première application ne pouvait toutefois pas, à elle seule, répondre à toutes les difficultés rencontrées par un constructeur amateur au cours de l’étude d’un projet. J’ai donc réalisé un second logiciel complémentaire, consacré aux forces et aux moments dans une construction. Lui aussi s’est enrichi de nombreuses fonctions pour devenir un outil puissant et polyvalent.
Je vous laisse découvrir ces deux applications — et, je l’espère, les acquérir afin qu’elles puissent vous accompagner dans vos propres projets de construction. Quel que soit votre domaine de prédilection, vous y trouverez peut-être une aide précieuse, même si celui-ci ne relève pas de l’aviation légère.
À bientôt pour la suite de cette aventure !
